Bellérophon

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Image:iiiemeleg.jpg Ceci est une page Fiction IIIème Légion. Les informations que vous trouverez ici se rapportent à l'univers de la IIIème Légion voir Controverses historiques.



Nom : Bellérophon

Race : Taureau, bos taurus primigenius (Brava)

Attaché au personnage : Raptorius


Caractéristiques :

  1. Robe : noire
  1. Age : apparemment entre 4 et 5 ans
  1. Poids : 700 kg
  1. Vitesse : 62 Km/h
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Bellérophon est une bête effrayante. Plusieurs villages du sud de la Narbonnaise ont d'ailleurs remplacé les 4 chevaux du chariot de Pluton, dieux des enfers, par des bêtes à son effigie. Seul Raptorius le contrôle.

L'histoire de Bellérophon est connue par des légendes espagnoles qui ont perdurées de nos jours. Dans les plaines d'Andalousie vivaient de petits troupeaux de bovidés sauvages. Ils étaient chassés par les jeunes espagnols afin de montrer leur valeur et marquer leur passage à l'âge adulte en ramenant leurs cornes. On raconte qu'un jour, le fils d'un des plus valeureux chefs de la région parti à son tour combattre mais ne revint jamais. Des expéditions furent menées pour tenter de le retrouver mais rien n'y fit. Les années passèrent au village. L'enfant fut oublié car considéré comme mort ou fuyard. Son père ne s'en remit jamais. Un homme se présenta un jour au village, plus de 10 années avaient passées. Son visage était sombre, les rares parties de son corps visibles étaient couvertes de cicatrices. Du sang coulait encore sur ses jambes. Il fut reçu au conseil du village. Dévoilant son manteau, les notables le reconnurent tout de suite. Il était le fils du chef qui avait disparu le jour de ses 15 ans. Ses armes étaient cassées mais présentaient encore les inscriptions rituelles de sa naissance. Il déposa sur la table deux gigantesques cornes de taureau. Jamais, de mémoire de sage, on en avait vu de pareilles au village. Il raconta son histoire devant le conseil incrédule. Il avait combattu le taureau le plus grand du troupeau pendant 10 années. Trouvant à manger comme il pouvait, se reposant le moins possible pour ne pas perdre sa proie, il avait enchainé les affrontements les uns après les autres jusqu'à terrasser la bête. De grandes célébrations eurent lieu au village. Les cornes furent exposées devant la porte. Le lendemain cependant, alors que le soleil se levant dans la lumière pâle de l'aube aveuglait encore les sentinelles ensommeillées, une ombre apparue au loin, se dirigeant vers la grande porte. C'était un taureau qui s'avançait paisiblement. Arrivé à une cinquantaine de mètres du village il accélèra son allure puis chargea la porte qui vola en éclats. Le carnage dura 30 minutes au cours desquelles les villageois furent massacrés jusqu'au dernier. La rage de l'animal semblait un feu dévorant tout sur son passage, même les rares lances et flèches, tirées maladroitement par les rares guerriers encore debouts. Finalement, le calme revint. Le taureau, en arrêt, renifla l'air épais qui émanait maintenant des ruines du village et se dirigea vers la grande hutte, au centre. La porte tomba au premier coup. Le fils du chef se tenait debout, les mains sur ses armes. Il dit doucement "C'est toi. Je ne pensais pas que tu me trouverais. J'ai eu ton père, je t'aurais aussi." Tirant son épée, il se jeta sur l'animal qui le projeta, tel un pantin désarticulé, contre la charpente de la maison. Il retomba lourdement sur le sol, le sang coulait maintenant de son oreille. Tout était redevenu calme. Le taureau quitta le village, la tête basse. Des larmes semblaient se former au coin de ses yeux. S'il avait été humain, il aurait compris que la vengeance n'apporte pas la paix. Passant sur les débris de la grande porte, il jetta un regard vide sur les cornes qui pointaient vers l'horizon. Puis il se remis en route et disparu à l'horizon. C'est ainsi que le seul survivant de la scène, le chef du village alité à l'arrière de la maison, raconta la destruction des siens.

Le taureau fut poursuivit un temps, puis on perdit sa trace de l'autre côté des Pyrénnées.

Marseille, 59 avant J.-C. Raptorius et Crétinus rentrent de Bretagne. Ils font une halte dans l'ancienne ville grecque. Au hasard d'une conversation dans un bistrot, un pêcheur raconte à Raptorius l'histoire du taureau que les grecs de la ville appellent Bellérophon. D'après l'Illiade, Bellérophon est le fils de Glaucos (ou de poséïdon). Il est le dompteur de Pégase, tueur de la chimère. L'animal avait acquis ce nom après avoir détruit plusieurs fois le grand théâtre qui borde la ville. En effet, il avait élu domicile non loin dans une caverne naturelle. Raptorius, ivre mort, décide de se mettre en chemin et de capturer la bête pour un grand barbecue. Parti dans la nuit en titubant, il gagne tant bien que mal les abords du théâtre et s'écroule dans un buisson. Au matin, il ouvre les yeux et se retrouve face au gigantesque taureau. Le préfet d'infanterie fixe l'animal du regard, comme s'il lisait son histoire. Rien ne bougeait dans la campagne. Les cigales, les oiseaux, tous s'étaient tu et considéraient la scène, spectateurs d'office. Raptorius met fin au lourd silence : "C'est vraiment des cons. J'en sais quelque chose. Viens avec moi." Alors qu'il se relève, le taureau penche la tête et s'approche de Raptorius, présentant son cou.